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20 ans d’initiatives de revitalisation
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Thème 7 / Leçons clés

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FÉV


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Biographie

Nathalie Fortin

Biographie du commentateur

Nathalie Fortin

Bachelière en communication-option journalisme de l’UQAM et titulaire d’une maîtrise en administration publique de l’ÉNAP, Nathalie Fortin a eu un parcours professionnel très éclectique. D’abord secrétaire, puis représentante publicitaire pour le journal Finance au milieu des années ’80, elle a par la suite mené ses études en communication et œuvré comme journaliste pigiste durant quelque temps.  Elle a aussi été à l’emploi du Service des sports et loisirs de la Ville de Montréal durant 10 ans, à titre d’instructrice de natation et de gestionnaire d’installations aquatiques.

Elle œuvre au Conseil Local des Intervenants Communautaires (CLIC) de Bordeaux-Cartierville, la Table de concertation intersectorielle et multi-réseaux de ce quartier, depuis 2001.  Elle y occupe le poste de directrice depuis 2004. Également présidente de la Coalition Montréalaise des Tables de quartier (CMTQ), elle siège au sein de divers conseils d’administration : CSSS de Bordeaux-Cartierville/St-Laurent, CDEC Ahuntsic-Cartierville, Table de concertation jeunesse Bordeaux-Cartierville, Dynamo-Ressource en mobilisation des collectivités et Forum régional sur le développement social de l’Île de Montréal.

À l’œuvre dans Bordeaux-Cartierville depuis une douzaine d’années et résidente d’Ahuntsic depuis près de 20 ans, Nathalie Fortin est motivée par le désir de voir l’ensemble de la collectivité Cartiervilloise prendre en main son destin.  Elle croit fortement à l’importance du développement social local et au pouvoir du travail en concertation.  Rien ne la motive davantage que de voir des partenaires communautaires ou institutionnels, des élus ainsi que des citoyens de toutes les origines et de toutes les couches de la société, travailler ensemble, dans le respect, vers l’atteinte d’un but commun.  Pour elle, l’intelligence collective est un gage de succès.

Ce qui la motive encore quotidiennement ?  L’espoir de voir Bordeaux-Cartierville poursuivre sa marche vers un idéal de communauté.  Une communauté inclusive et solidaire, avec des citoyens engagés, des décideurs à l’écoute et des partenaires réseautés.

 

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Qu’est-ce que ça veut vraiment dire, investir dans les capacités d’agir du milieu?

 


Huit leçons fondamentales pour améliorer la conception et la mise en œuvre d’initiatives de revitalisation de collectivités

Leçon 1 : définir le plus clairement possible les buts, la réussite souhaitée et la théorie du changement

Leçon 2 : une fois les buts clairement définis, investir dans des stratégies délibérées pour les atteindre

Leçon 3 : se doter d’une théorie de mise à l’échelle claire et s’assurer que les investissements sont proportionnels au type et à l’envergure des résultats souhaités

Leçon 4 : se concentrer sur l’efficacité de la mise en œuvre de l’initiative, accepter d’investir dans le développement des capacités d’agir du milieu et s’assurer que les capacités du milieu et les objectifs sont bien arrimés

Leçon 5 : l’approche intégrée est encore plus difficile à cerner que ce que l’on pensait auparavant; considérez-la comme un principe et non comme un but

Leçon 6 : considérer la mobilisation de la collectivité à la fois comme un principe directeur et comme un ensemble d’actions délibérées

Leçon 7 : élargir la définition et le but de l’évaluation pour aider à la planification, à la gestion et à l’apprentissage

Leçon 8 : repenser l’avantage comparatif de la philanthropie dans le domaine de l’action locale et agir en conséquence

discutons-en

3 commentaires pour le thème "Leçons clés"

    Question très intéressante qui soulève l’existence d’un ou de plusieurs éléments concrets venant consolider la capacité d’agir d’une communauté à s’investir elle-même dans son développement.
    Inévitablement, les vases étant communiquant dans ce domaine, l’investissement doit se faire sur les individus puisque ce sont eux qui forment la communauté.
    Ma réponse serait donc d’investir temps et argent à rendre les individus capables de s’engager dans leur communauté. Ce qui se traduit par plusieurs éléments qui toucheront autant la consientisation, que la volonté et les outils pour changer.
    - dénoncer la posture de consommateur qui endort notre société en reléguant l’Être à une dépendance à l’Avoir créant ainsi une concurrence et une individualisation des rapports aux autres. Investir dans des campagnes promotionnelles qui encouragent les attitudes de solidarité.
    - investir dans des lieux de rencontres animés et rassembleurs dont le but premier est l’apprentissage de l’action et de l’entrepreneurship communautaire et solidaire : le «vivre ensemble».
    - un crédit d’impôt au bénévolat de manière à encourager l’implication citoyenne.
    - développer des programmes «d’écoles de la citoyenneté» pour adultes et jeunes. Ces programmes valoriseraient l’engagement citoyen et l’entrepreneuriat communautaire au même titre que le Québec a valorisé l’entrepreneuriat d’affaires depuis les années 1990. Ce type d’expérience a eu lieu en France en 2007, mais seulement avec des jeunes. La Cité-École Louis Saint-Laurent (polyvalente) d’East Angus (Estrie) applique ce genre d’initiative depuis 2008 avec de très bons résultats.
    - encourager Communagir à poursuivre ces orientations : ).


    Rédigé par : Jerry Espada | le 3 mars 2014 à 13:09 |

    Investir dans les capacité d’agir du milieu signifie implique selon moi, cesser de se placer en rôle d’expert auprès des citoyens. Il s’agit de d’investir où les gens sont. À quels besoins veulent-ils répondre? Quels sont les ressources déjà en place qui peuvent appuyer l’action? Dans quoi les citoyens et les organismes sont-ils prêt à s’investir? Jusqu’où sont-ils prêt à libérer leurs énergie? Les réponses à ces questions doivent selon moi devenir les barèmes qui définit une action qui respecte les capacités d’agir d’un milieu.


    Rédigé par : Catherine Bourgault | le 4 décembre 2014 à 17:06 |

    Belle question! Pour moi, investir dans les capacités d’agir du milieu veut dire, entre autres, développer notre muscle d’apprenant et de réflexivité. Ce retour inquisiteur et curieux sur nos actions pour en tirer des apprentissages et les ré-injecter dans les actions à venir. Investir dans les capacités d’agir, veut aussi dire pour moi d’apprendre à cocréer et à faire émerger l’intelligence collective présente dans les milieux. Cela veut dire apprendre à créer/agir ensemble, mais aussi apprendre à se dire les vraies choses. À voir la divergence d’un bon œil et d’intégrer ce qui apparait apriori comme paradoxal pour agir avec une perspective plus vaste. Voilà un beau défi!


    Rédigé par : Véronica | le 26 février 2014 à 10:57 |

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